Des plantes pour traiter et prévenir la maladie d’Alzheimer ?

Ce 21 septembre a été déclaré Journée Mondiale de la maladie d’Alzheimer. Dans chaque région de France, les associations concernées multiplient les initiatives pour sensibiliser à une maladie qui fait peur à tous.

C’est pourquoi j’ai eu envie de parler sur ce blog des traitements actuellement à l’étude dans les milieux hospitaliers et universitaires pour ralentir la progression de cette maladie et plus particulièrement de l’espoir que suscitent les produits naturels.

La maladie d’Alzheimer se caractérise au plan biochimique par une accumulation dans le cerveau de protéines bêta-amyloïdes sous forme de plaques et une oxydation (stress oxydatif) secondaire détruisant les neurones.

L’idée est donc de tester des nutriments qui soient capables d’améliorer la clearance de la protéine bêta-amyloïde et d’exercer un effet anti-oxydant.
Plusieurs ingrédients ont ainsi fait l’objet d’essais in vitro ou chez l’animal de laboratoire : curcumine, resvératrol, EGCG (épigallo catéchine gallate, un tanin que l’on trouve en particulier dans le thé vert), jus de grenade, acide lipoïque, DHA et sans doute faudra-t-il les associer dans l’alimentation.

Deux expérimentations cliniques viennent cependant de commencer :

– la première avec de la curcumine (composant du curcuma) formulé sous une forme biodisponible car à l’état naturel ce composé passe difficilement la barrière intestinale. Pourquoi le choix de la curcumine ? Pour son effet anti-oxydant et parce que chez la souris, elle s’est montrée capable de faire régresser les plaques amyloïdes. Résultats prévus dans un an.

– La deuxième avec un extrait d’amla ou groseille indienne. Ce fruit issu d’un arbre tropical Emblica officinalis a des propriétés hypocholestérolémiantes, anti-oxydantes et améliorerait la clearance de la protéine bêta-amyloïde. En médecine ayurvédique, il entre dans des formulations qui favorisent la longévité. Il a aussi un usage culinaire et cosmétique.

Mais le véritable problème pour combattre la maladie d’Alzheimer n’est pas tant posé par l’efficacité des traitements, même ceux allopathiques actuellement utilisés et tant remis en cause, que par le retard dans la prise en charge de cette maladie. Le traitement est instauré alors que le cerveau est déjà sévèrement atteint.

Les thérapeutiques de l’avenir visent donc plutôt la prévention : si dès maintenant, on peut poser un diagnostic de maladie d’Alzheimer grâce à des radiographies du cerveau bien avant que les symptômes ne surviennent, dans le futur il sera possible de réaliser dès l’âge de 35 ou 40 ans un simple test sanguin de dépistage.

Pour ce qui nous concerne, on peut toujours jouer la prévention au quotidien avec une alimentation variée de type méditerranéen : boire du thé vert (apport d’EGCG), du jus de grenade et du vin rouge (resvératrol), manger du poisson gras (DHA), assaisonner avec du curcuma (curcumine) et du poivre (pipérine qui améliore l’absorption de la curcumine). Ajouter des légumes verts et des fruits frais, en particulier des petits fruits type myrtille, mûres, framboises pour leur richesse en nutriments anti-oxydants.

Référence : Elaine Watson « Curcumin and Indian gooseberry to feature in new Alzheimer’s trials », www.nutraingredients-usa.com du 31 août 2011

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